Château de La Mirande

Château de La Mirande
En 1792, durant la révolution française, la famille du comte de Liedekerke Beaufort quitta le château de Vêves pour se réfugier dans une ferme près du village de Celles. Cette ferme prit de l'ampleur pour devenir, en 1866, le Château de la Mirande. Ce château de style néogothique par est l'oeuvre de l'architecte anglais Milner.
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# Posté le lundi 12 janvier 2009 16:13

Modifié le lundi 12 janvier 2009 16:29

Le château de La Mirande - home de Noisy (18km)

Le château de La Mirande - home de  Noisy  (18km)
Ce Château a été à une époque un home pour les enfants de cheminots.On y arrivait à pied de la gare de Gendron-Celles.Il est à présent totalement à l'abandon, ce qui est dommage car il était magnifique.Mais ce château garde aussi entre ses murs la tristesse et la solitude de nombreux enfants...
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# Posté le lundi 12 janvier 2009 16:12

Modifié le lundi 12 janvier 2009 16:29

La légende du cheval Bayard

La légende du cheval Bayard
Quatre cavaliers sur un cheval chevauchaient à travers l'Ardenne en nourrissant l'espoir d'être, un jour, adoubés chevaliers par le grand empereur Charlemagne.

Pour leur malheur, Bertholet, neveu de l'empereur, s'en était pris à Renaud, le moquant, l'injuriant parce qu'il avait l'air doux et paisible et qu'il avait l'aspect un peu rustre des paysans ardennais, qu'il n'était pas affiné et bien-disant comme ceux qui fréquentaient la cour de l'empereur à Aix-la-Chapelle.

Renaud avait cogné, cogné dur même et il avait donné une bonne correction à cet avorton outrecuidant.

L'empereur, dans sa colère, avait fait des quatre frères des proscrits. Renaud, Guiscard, Richard et Allard, les frères au grand coeur, eux qui allaient lui offrir leurs bras et leur coeur fidèle d'Ardennais, victimes de l'injustice, durcis dans leur orgueilleuse soumission devaient maintenant fuir dans la nuit, juchés sur leur fidèle destrier.
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# Posté le vendredi 28 novembre 2008 16:53

La légende du cheval Bayard

La légende du cheval Bayard
On disait que la force de son sabot puissant, s'appuyant sur la roche, pour un élan, y laissait son empreinte ou la fendait. Après chacun de ses bonds prodigieux, Bayard, doté d'une force nouvelle, repartait, laissant l'ennemi devant l'obstacle infranchissable.

Un jour que tous quatre chevauchaient sur les hauteurs de Dinant, Allard, qui occupait la dernière place sur la croupe de l'animal, aperçut une armée de soldats lancés à leur poursuite. Renaud éperonna leur cheval Bayard, qui se mit à galoper, caracoler dans la plaine qui s'offrait à lui.

Soudain, il trouva devant lui une faille immense dans le sol, un sillon large au fond duquel coulait la Meuse. Aucune autre issue, il fallait passer. Renaud enfonça ses éperons dans les flancs du fidèle Bayard qui prit son élan et frappa le rocher de ses sabots. Ses jarrets contractés se détendirent et tels une catapulte le lancent dans un bond prodigieux.

Tout à coup, un choc sourd: ils atterrissent. Le fleuve est derrière eux et oh! Merveille! Un monolithe dressait sa pyramide vers le ciel, détaché de la paroi rocheuse par l'élan du coursier.
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# Posté le vendredi 28 novembre 2008 16:51

La légende du cheval Bayard

La légende du cheval Bayard
En ce temps-là, c'était une merveille de les voir: ils allaient à travers tout, par dessus les haies et les rivières, comme l'ouragan. Ils n'avaient peur de rien! Ils attaquaient un contre cent et galopaient sans trêve, d'un bout de l'Ardenne à l'autre.

Les émissaires, les éclaireurs et les patrouilles de Charlemagne ne laissaient aucun répit aux quatre frères, obligés de fuir sans cesse, si bien qu'un jour, ils se rendirent et firent soumission à l'empereur.

Renaud prit le bâton du pèlerin et partit en Terre Sainte, tandis que leur fier destrier fut noyé dans la Meuse à Liège. On lui attacha une grosse pierre autour du cou et on le précipita dans les flots du fleuve du haut d'un pont. Il coula à pic, mais d'un coup de collier désespéré, il fit rompre le lien qui l'attachait à la pierre, remonta sur la berge et s'en alla à la recherche de ses maîtres.

D'est en ouest, du nord au sud, de castel en clairière, par les forêts et les plateaux, de la Meuse à l'Amblève, de l'Amblève à la Semois, à travers l'Ardenne wallonne toute entière, il galopait dans la nuit, hennissait de désespoir. C'était ce hennissement lugubre et désespéré qui faisait mugir les forêts flagellées par l'ouragan et frissonner les coeurs au fond des chaumières, devant les bûches de l'âtre rallumé à l'automne.
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# Posté le vendredi 28 novembre 2008 16:49