Il y avait une fois de braves villageois d'Antvalle (Andenelle) de bonne et pieuse compagnie, à qui il arriva, par la volonté de Dieu , que la femme enceinte, ressentit mort dans ses entrailles, l'enfant qu'elle portait. Elle se lamentait de cette situation et s'en désolait. Mettant son espoir en la miséricorde de la bénie mère du seigneur Jésus, elle fit le v½u d'exposer, s'il se pouvait devant l'autel de la Bienheureuse Vierge Marie de la Vignette (Huy ) l'enfant qu'elle portait en son sein. Après ce v½u, elle mit au monde un enfant mâle, mais mort. Elle le prit et le porta à l'autel de la Bienheureuse Vierge Marie de la Vignette et, devant l'enfant, et avec des larmes, elle proféra sa prière. L'enfant reçu la vie et, au baptême le nom de Mort. L'enfant grandit, se mit à vivre la vie d'ermite. Après le décès de ses parents, il distribua tout son bien aux pauvres et, dans la simplicité de son c½ur, il s'appliqua à servir Dieu. C'est pourquoi il était très aimé de tous et surtout des religieuses d'Andenne. Or, des brigands, poussés par une inspiration diabolique et s'imaginant qu'il détenait caché beaucoup d'argent, le tuèrent. Ne découvrant rien auprès de lui, ils s'empressèrent de prendre la fuite. En apprenant ces faits, les dames d'Andenne, qui connaissaient son innocence, envoyèrent un chariot pour emporter son corps et lui donner une sépulture en leur église. Mais lorsque la dépouille eut été préparée et disposée sur le chariot, les chevaux ne voulurent avancer d'aucune manière, bien qu'ils y fussent énergiquement engagés à coups de fouet. Tout le monde était stupéfait. L'un des assistants de s'écrier : " pourquoi ces fichus chevaux refusent-ils d'avancer? Laissons-les aller librement où ils veulent et ainsi nous découvrirons la volonté de Dieu ". Les chevaux abandonnés à eux-mêmes, sans conducteurs, amenèrent le corps par les routes tracées et des chemins détournés, à travers les buissons et les champs, à l'église de Notre-Dame de la Vignette, où il avait été présenté à sa naissance par sa mère et tiré de la mort. On l'enterra entre deux piliers; les malades venus à son tombeau jusque aujourd'hui y sont guéris, pour l'honneur de dieu et la louange de son nom, de la goutte, du mal de dents et d'autres affections".